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Vendre mon officine : Pourquoi ?


Deux types de facteurs sont déterminants dans la décision de vendre :

  • les uns subjectifs : désirs de se remotiver, de changer de région, d'acquérir une officine plus importante... ou de changer de métier, ambition professionnelle, départ à la retraite, décès, raisons de santé...
  • les autres objectifs : cessions sous la contrainte économique, cessions stratégiques en vue du développement du patrimoine professionnel, motivation fiscale : exonération de plus-value liée au départ à la retraite, menacée sous chaque nouvelle Loi de Finances.


Attardons-nous sur quelques-unes de ces raisons :

Le départ à la retraite.

  • Le phénomène du papy-boom et la vague attendue des départs en retraite devraient corriger la tendance actuelle du marché et rééquilibrer le rapport de l'offre et de la demande au cours de la prochaine décennie. Différer un départ à la retraite, c'est courir un risque patrimonial de ne pas vendre à temps. En effet, des reports en masse peuvent déboucher sur une brusque augmentation de l'offre, conduisant à une baisse exagérée des prix, qui pourrait d'ailleurs être aggravée par un relèvement des taux d'emprunt, toujours envisageable.
  • L'autre argument (pour ne pas attendre) est fiscal : l'exonération des plus-values en cas de départ à la retraite est maintenue en cas de ventes de fonds ou de cessions de parts de sociétés à l'IR ou aménagée en cas de cessions de titres de sociétés à l'IS depuis l'entrée en vigueur au 1er janvier 2018 de la flat tax ou prélèvement forfaitaire unique (PFU) .

En dehors du départ à la retraite, la cession peut intervenir soit par contrainte, sous la pression de problèmes graves liés à la fiscalité et la trésorerie, soit à l'opposé pour optimiser les possibilités de réinvestissement :


La cession par contrainte

c'est le cas où la situation de trésorerie est très dégradée, les composantes d'exploitation sont moroses et l'effet du refinancement insuffisant pour assurer la pérennité de l'exploitation. Dans ce cas, il faut vendre en essayant de gérer au mieux le moment opportun.

La cession dans le cadre d'une stratégie de carrière :

Vendre pour se réinstaller reste le moyen privilégié de construire un patrimoine grâce à l'effet de levier du crédit professionnel, même s'il faut plus de temps que jadis pour en toucher les fruits du fait de la disparition de l'inflation. Il y a aussi d'autres cessions correspondant à d'autres stratégies professionnelles :

La transmission progressive de l'entreprise

Elle sera transmise à un adjoint de qualité qui reprendra, à terme, la succession.

La transmission à titre gratuit de l'officine à un enfant diplômé

Cette transmission se fera en bénéficiant du régime fiscal de faveur du Pacte Dutreil (abattements pour transmission d'entreprise) mais aussi d'une réduction de droit de succession en fonction de l'âge du donateur.



Candidats cessionnaires, nos remarques pour bien vendre :

Ne multipliez pas les mandats de vente

Multiplier les mandats de vente auprès d'un grand nombre d'agences de transaction dévalorisera votre officine ; ne confiez votre officine qu'à une ou deux agences à la fois.

Vendez mais vendez bien

Quelles que soient les raisons pour lesquelles vous vendez, faites en sorte de transmettre votre outil de travail dans les meilleures conditions.

Retraités vendeurs, vous ne percevrez pas vos droits immédiatement

Pour les titulaires qui partent à la retraite, n'oubliez pas que vos droits ne commenceront à courir que le trimestre suivant la demande adressée à la caisse de retraite (CAVP).

Avant de vendre prenez ce qui vous revient

Préalablement à toute cession et afin d'éviter les mauvaises surprises, demandez à votre expert-comptable d'établir le décompte du solde net vous revenant, après paiement des créances de toute nature (fiscales, sociales et, le cas échéant, les pénalités de remboursement anticipé des prêts en cours).


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